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Communication de la Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) relative à la fixation du prix bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire 2024-2025

 

Communication de la Plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) relative à la fixation du prix bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire 2024-2025

Abidjan, le 03 avril 2025 – pour publication immédiate

La plateforme ivoirienne pour le cacao durable (PICD) a suivi avec beaucoup d’intérêt ce mercredi 2 avril 2025, l’annonce du prix bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire 2024-2025. Fixé à 2 200 FCFA le kilogramme de cacao, la PICD note une nette augmentation de 400 FCFA soit un peu plus de 20% par rapport au prix de la campagne principale qui était de 1 800 FCFA le kilogramme de cacao. 

Depuis 2023, le prix du cacao sur le marché international a connu des évolutions spectaculaires avec notamment une percée historique pour atteindre le niveau record jamais enregistré de plus de 10 000 dollars la tonne de cacao (environ 5 600 000 FCFA) en avril et en juin 2024. Sur cette base, la PICD avait dans sa communication n°009 du 2 octobre 2024 noté, avec une certaine déception, le prix annoncé de 1 800 FCFA le kilogramme fixé pour la campagne principale 2024-2025. 

Les organisations de producteurs et de la société civile membre de la PICD saluent donc la nette augmentation de plus 20% du prix par rapport à la campagne principale. Elles considèrent cependant que ce prix de 2 200 FCFA n’est qu’un juste retour à une situation proche des espérances des productrices et producteurs exprimées dans la communication n°008 du 27 septembre 2024 de la PICD. 

Par ailleurs, selon nos remontées de terrain, le kilogramme de cacao fait l’objet de surpaiement à des montants dépassant par endroit la somme de 2 500 FCFA le kilogramme. Dans un tel contexte, ce prix de 2 200 FCFA le kilogramme, aussi historique qu’il est, peine à impressionner les productrices et les producteurs. Certains parmi eux expriment un sentiment de perte de revenu en raison du fait que le verger est inhabituellement pauvre en cette période de campagne intermédiaire. Quand d’autres continuent de regarder ailleurs, c’est-à-dire les prix dans d’autres pays producteurs sur le continent. Les coopératives proches des zones frontalières, en particulier de la Guinée, doivent ainsi faire face à la fuite du cacao avec les conséquences de perte de revenus pour elles et pour le pays.

C’est entre autres pour ces raisons que, la PICD réitère son appel à ouvrir la discussion sur le mécanisme de fixation du prix bord champ. Ce mécanisme, pensé pour une ère d’abondance du cacao, a besoin d’être adapté à cette nouvelle ère de rareté du cacao. La plateforme ivoirienne pour le cacao durable invite aussi le gouvernement à mettre en place un système de partage d’information de sorte à faire comprendre les raisons objectives du décalage de prix entre la Côte d’Ivoire et d’autres pays producteurs du continent. 

 

Sur tous ces sujets et d’autres enjeux de la filière, la Plateforme ivoirienne pour le cacao durable demeure disponible à contribuer aux côtés des autorités et des autres parties prenantes, à l’atteinte des objectifs communs, notamment l’élimination de la précarité des productrices et producteurs et l’existence d’un mouvement coopératif solide, gage d’une filière cacao durable. Car comme l’a rappelé le thème des JNCC 2024 : « Pas de producteurs, pas de cacao ». 

 

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A propos de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD) – www.plateformecacao.org La plateforme ivoirienne pour le cacao durable est un réseau d’organisation de productrices et producteurs de cacao et d’organisations non gouvernementales à but non lucratif basé en Côte d’Ivoire.

Contact presse : Pauline ZEI : pauline.zei@inadesfo.net – 0101044644 – Désiré ADON : desiread2015@gmail.com  – 07 57 68 42 84